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Sophie Goureau interviewée par Solenne Le Hen (Radio France)

Cette semaine, Sophie Goureau, une de nos formatrice, a été interviewée par Solenne Le Hen (Radio France) lors de la formation « prélevement nasopharyngés et test antigénique SARS Cov-2 ».

Voici la transcription de l’interview que vous pourrez trouver sur le site de France Info :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-avec-le-deploiement-des-tests-antigeniques-les-pharmaciens-se-forment-au-prelevement-par-ecouvillon_4209285.amp

« Vous introduisez l’écouvillon délicatement, comme on l’a vu », lance la formatrice. Depuis quelques semaines, les pharmaciens sont autorisés à réaliser des prélèvements dans le nez pour des tests antigéniques, qui dépistent rapidement le Covid-19. Avant de se lancer, ils doivent apprendre à maîtriser ce geste délicat et technique lors d’une formation pour les aider à manier les écouvillons dans le nez de leurs patients.

Une technique précise mais sans risque

Sophie Goureau, la formatrice, a le coup de main. Elle enfonce le long coton-tige dans le nez comme si c’était du beurre. « Quand vous sentez une petite résistance, vous vous arrêtez. Là, vous y êtes, vous tournez et vous ressortez », explique-t-elle aux pharmaciens ou aux préparateurs venus se former.

Le geste est impressionnant pour les stagiaires qui s’essaient d’abord sur des nez en caoutchouc. « Ça rentre effectivement tout seul, il faut vraiment mettre le nez bien en l’air », estime l’une des personnes formées. L’ambiance est bon enfant, certains rigolent mais ils savent que dans la réalité ce sera un peu différent. « Dans la vraie vie, certains patients ont peur qu’on leur transperce le cerveau, c’est une crainte souvent exprimée mais il y a une cloison qui fait qu’on ne peut pas aller plus loin que l’espace naso-pharyngé », se rassure l’un des stagiaires.

Rapidement, les pharmaciens passent à la pratique sur de vrais nez, ceux des camarades, pour une grande première. L’ambiance est d’un coup plus tendue à cause de la peur de se rater. « Ce n’est pas un geste qui est difficile ou douloureux, c’est simplement un geste légèrement invasif par rapport aux habitudes des pharmaciens qui n’ont pas l’habitude de toucher leurs patients », poursuit Sophie Goureau, formatrice chez Pharmaconsulting.

Une nouvelle facette du métier

Ces dernières années, les pharmaciens avaient appris à vacciner contre la grippe. Cet automne, un pharmacien sur trois s’est mis aux tests antigéniques pour dépister le Covid-19. « On a au moins une dizaine de demandes par jour », explique Noémie Neff, pharmacienne à Paris.

« C’est essentiel, c’est ce rôle qu’on a commencé à avoir aujourd’hui qui va permettre de réduire la contamination qu’on n’arrive pas à freiner. » Noémie Neff à franceinfo

Les stagiaires repartent avec moins d’appréhension. Et pour se sentir plus à l’aise face aux futurs patients, certains promettent de s’entraîner sur toute leur famille pour maîtriser mieux le geste.

 

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